Statuette miraculeuse de Notre-Dame

Pendant les guerres de religion qui se sont succédé, les chrétiens voulant dérober a l'outrage les objets de la vénération publique, auraient caché aux alentours de la chapelle, la statue miraculeuse, ainsi qu'il a été fait pour divers autres pèlerinages en pareilles circonstances

Le 2 juillet 1435, sous le pontificat d'Eugène IV et le règne de Charles VII, Dieu daigne toucher du doigt le sommet de la montagne d'Etang. Il ne choisit pas un ange pour être le messager de cette bonne nouvelle. Le chrétien le sait : toute créature devient entre ses mains un instrument précieux et docile. Il emploie tour a tour les rois et les bergers, les prophètes et les animaux et jusqu'aux êtres inanimés, pour montrer qu'il est le maître et le créateur de toutes choses. C'est à des bergers comme ceux de Bethléem, qu'il daigne révéler le pré cieux trésor caché dans les flancs de la montagne.
Le prophète Isaïe l'a dit : Le boeuf reconnaît son maître. Ici il a fait plus et mieux encore, il a été pour son maître une voix prophétique : chaque fois qu'il était conduit sur la. montagne, il quittait le troupeau, gravissait la cime escarpée, et arrivé au sommet, il paissait a genoux une touffe d'herbe qui repoussait aussitôt miraculeusement. Le boeuf la retrouvait le lendemain plus haute et plus belle. Dans son langage, il semblait dire au pâtre plusieurs fois témoin de cette merveille : Faites attention à ce signe.

Plus tard, un enfant âgé de douze ans, aveugle de naissance, du village d'Urcy, dans le voisinage de Velars, avait été conduit devant Notre-Dame d'Etang, pour demander la guérison de son infirmité, et tout à coup ses yeux s'étaient ouverts à la lumière. Premier miracle

Après la translation de la statue à Dijon, en grande pompe, on se croyait pour toujours en possession de ce trésor quand il disparut tout à coup. Surpris et affligés tout ensemble, les religieux et les habitants de Dijon, se livrent a une diligente recherche, mais sans résultat. On court a la montagne et on y retrouve l'image de Notre-Dame-d'Etang, nouveau miracle.

La dévotion à Notre Dame d’Etang était lancée et bientôt un pèlerinage pour permettre à ses enfants, les catholiques, de rendre les pieux devoirs à la Reine du Ciel. Dans l’ancien testament, on reconnait avec certitude l’appartenance d’un membre du peuple élu à sa mère qui lui transmet cette qualité. Dans la nouvelle alliance, c’est aussi la dévotion à la Mère de Dieu qui est le gage de l’orthodoxie chrétienne.